L'asile et les réfugiés dans le monde
Les déplacés internes
Les déplacés internes restent citoyens de leur Etat. Ils jouissent des mêmes droits et libertés que le reste de la population du pays. Ce sont donc en premier lieu les gouvernements concernés et les autorités locales qui doivent les prendre en charge. Il est toutefois fréquent que ceux-ci ne peuvent ou ne veulent pas assumer cette responsabilité. La Communauté internationale prend alors la relève.
Les organisations humanitaires et le HCR fournissent, souvent dans des conditions de sécurité précaires, l’aide d’urgence nécessaire et offrent leur protection.
Les déplacés internes sont aujourd'hui plus nombreux que les réfugiés. Ce phénomène est à lié à la modification structurelle des conflits, amorcée depuis plusieurs années. Si le nombre de conflits interétatiques tend à diminuer, en revanche, les conflits internes et les guerres civiles restent les principaux pourvoyeurs de déplacement (Soudan, Tchad, République centrafricaine, Sri Lanka, Irak, République démocratique du Congo, Somalie, Colombie). Les mouvements de populations qui accompagnent ces conflits prennent plus la forme de déplacements internes, que celle de déplacements transfrontaliers.
Les mouvements de déplacements internes posent donc la question de la protection des personnes. Le HCR ne peut en effet pas intervenir auprès de toutes les populations de déplacés internes, en raison des conditions sécuritaires et d'enjeux diplomatiques. Les déplacés internes qui ne peuvent avoir accès à cette protection sont particulièrement vulnérables.
Principales nationalités d'origine des déplacés internes :
- les Colombiens (3 millions de personnes)
- les Irakiens (2,4 millions de personnes)
- les Congolais de République démocratique du Congo (1,3 millions de personnes)
Pour plus d'informations, voir le site du Internal displacement monitoring centre


