Transfert du programme Accelair
Les principes et la méthode utilisée
Principes et valeur ajoutée
Une logique de « transfert » et non de « transposition »
Les appuis que nous proposons aux territoires candidats s’inscrivent dans une logique de « transfert » et non dans une logique de « transposition ». Il s’agit de les aider, en s’appuyant sur notre expérience, à développer leurs propres ressources tout en leur proposant des adaptations les plus proches de leur culture partenariale.
Une expérience transférable
Quelques principes du projet Accelair transférables à d’autres territoires :
- l’accompagnement de tous les réfugiés, qu’ils soient hébergés en CADA / CPH ou chez des compatriotes, vers une première insertion sécurisant leur parcours : accession à un logement autonome et à un emploi de plus de six mois ou à une formation qualifiante ;
- une dynamique de projet regroupant l’ensemble des opérateurs de l’asile du territoire et les dispositifs d’insertion de droit commun ;
- une territorialisation de l’action et une répartition cohérente des tâches entre les différents acteurs avec la signature de conventions partenariales prévoyant les modalités de financement et d’organisation ainsi que les zonages d’intervention ;
- la mise en place d’actions spécifiques pour combler les freins à l’accès aux mesures de droits communs (traductions de dépliants d’organismes publics, ateliers collectifs de recherche d’emploi avec interprète, sessions de sensibilisation sur le public réfugié…).
La plus-value du projet Accelair :
- l’accélération de la vitesse d’accès à l’emploi et au logement des réfugiés statutaires entraînant une réduction des coûts de prise en charge ;
- un mode de coopération innovant basé sur une politique contractuelle entre les divers niveaux d’acteurs : professionnels de terrain, prescripteurs, décideurs et donneurs d’ordre ;
- la territorialisation permettant une meilleure lisibilité de l’action pour le public-cible mais également pour les acteurs et décideurs ;
- pour les réfugiés : la mise à disposition d’un accompagnement spécialisé par des référents formés à leurs problématiques et à qui l’administration a confié leur prise en charge ;
- la mutualisation de certaines informations concernant les ménages réfugiés permettant d’avoir une vision d’ensemble des problématiques d’insertion du public, d’effectuer un suivi des objectifs assignés et d’adapter les réponses aux difficultés rencontrées ;
- la durabilité des changements sur le territoire grâce à une vision partagée de partenaires de plus en plus nombreux et variés.
Pas de dispositif supplémentaire, juste un effort d’adaptation et de coopération
La démarche de transfert réclamera avant tout de la part des territoires candidats des efforts d’adaptation et de coopération sans forcément nécessiter de moyens conséquents mais simplement en articulant les aires de prescription entre elles : l’idée consiste, en effet, à valoriser au mieux l’existant en évitant des changements perturbateurs et en limitant l’adjonction d’actions, de dispositifs ou de structures supplémentaires.


