18,5 km2, c’est peut-être la surface sur laquelle repose l’avenir de l’Union européenne, une organisation politique composée de 27 États membres et s’étendant sur plus de 4 millions de km2. Le « confetti Ceuta », minuscule bout d’Europe posé sur le continent africain, a connu à la fin du mois de juillet 2026 une séquence inédite tant par son ampleur, son coût humain, ses causes que ses conséquences politiques.

Entre le jeudi et le vendredi 31 juillet, environ 70 000 personnes ont pénétré dans l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc avant d’être dans leur quasi-totalité reconduites vers le Maroc dès le lendemain. Au cours de cette séquence, plus de 75 personnes ont perdu la vie, un drame.

Les causes et ressorts qui ont conduit à l’arrivée en un temps record d’un nombre aussi important de personnes dans l’enclave espagnole restent encore à éclaircir. Entre l’action ou l’inaction des autorités marocaines[1], la présence dans la région d’un nombre important de personnes en raison de la période estivale et de la Fête du Trône, l’incidence d’une décision de la cour suprême espagnole, le rôle joué par les réseaux sociaux, la participation des réseaux de passeurs, les manipulations extérieures, etc., les hypothèses foisonnent sans qu’il soit toujours possible de définir la part exacte de chacune dans la décision subite ou construite de dizaines de milliers de personnes de gagner l’enclave espagnole.

Reste que plusieurs enseignements peuvent d’ores et déjà être tirés de cette séquence inédite et dont la réitération est déjà annoncée sur les réseaux sociaux ou prévisible au regard des conséquences que cette crise politique, orchestrée par l’Italie, fait peser sur l’espace européen.

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